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Aquarelle : Brume

Aquarelle : Brume

Aquarelle : Brume

Cette aquarelle « Brume » est parfaite pour apprendre à peindre la brume.

En plus , elle est lumineuse et simple à peindre.

Elle permet aussi d’aborder ou d’approfondir les 3 états de l’eau : mouillé, humide et sec.

De plus, comme ces 3 états correspondent à des phases différentes, chacun peut peindre à son rythme 🙂

Voyons d’abord quel matériel est nécessaire pour cette aquarelle « Brume ».

Matériel

Peinture Winsor&Newton

Rouge clair ( ou Terre de Sienne brûlée)

Terre de Sienne, jaune auréolin, Or de quinacridone

Bleu de cobalt

Pinceaux

Ronds 10, 6 et rigger

Facultatif : pièce de 5 cents, carte plastique

Papier

Fabriano  artistico blanc naturel, Grain fin 300gr/m² 26x36cm

Note : il est essentiel d’avoir un papier qui tient bien l’eau. Le plus approprié pour cela est le papier 100% coton

Réalisation de l’aquarelle : « Brume »

Etape 1 : la mise en couleurs

Elle se réalise en mouillé sur mouillé avec le pinceau rond N°10.

Attention à ne pas diluer la peinture que vous allez déposer sinon vous aurez des couleurs trop pâles.

Résistez à la tentation de modifier , compléter, retoucher etc avec le pinceau : posez vos couleurs, ajoutez si besoin un peu d’eau avec un vaporisateur et inclinez votre papier.

Laissez l’eau et les pigments se mélanger seuls 🙂

Quand le papier commence à sécher, on passe à l’humide ; prenez une pièce de 5 cents et couvrez la avec du papier absorbant type essuie-tout. Posez le tout délicatement à l’endroit où vous voulez votre soleil.

C’est important d’observer ce qu’il se passe .

Si votre soleil commence à disparaitre car les couleurs  » avancent » : cela signifie que le papier est encore trop mouillé ; dans ce cas, répétez l’opération avec un papier absorbant propre.

Observez bien votre papier pour apprendre à reconnaitre l’aspect qu’il prend quand il est au bon degré d’humidité.

Etape 2 : Arbre et clôture

Cette étape se réalise sur papier sec.

Il faut cependant garder à l’esprit que la lumière vient de la droite.

Par conséquent, le côté droit de l’arbre et des piquets est un peu plus sombre.

Attention à la perspective pour les piquets.

Etape 3 : Peindre la brume

Ce n’est pas à proprement parler une étape mais j’ai regroupé ici les différents éléments qu’on peint dans la brume.

Tout d’abord , le soleil est voilé par la brume.

On obtient cet effet en laissant un blanc sur le papier entre le rouge clair et le jaune (or de quinacridone) et en laissant les couleurs se mélanger toutes seules ; là dessus, un soleil « blanc  » suggère l’image d’un soleil qui perce à travers le brouillard ou la brume.

Ensuite, à l’arrière plan, derrière la gauche, on peint en gris pâle des formes peu distinctes qu’on estompe , le cas échéant, en tamponnant légèrement avec du papier absorbant.

On peint la végétation sous le soleil avec le même procédé; toutefois, on modifie les couleurs car ces éléments sont plus près de nous.

Etape 4 : Herbes dans le pré et sur le chemin

On peint sur papier sec.

Cependant, quand on ajoute des nuances à la couleur déjà posée, on peint dans l’humide.

Il est intéressant et plus esthétique de varier les nuances de la végétation en combinant les couleurs suivantes : Terres de Sienne brûlée et naturelle, Bleu de cobalt, Jaune auréolin et un peu d’Or quinacridone.

Pour suggérer les tiges des herbes hautes, j’ai utilisé le rigger bien sûr mais aussi le couteau à peindre pour varier les effets.

Si vous n’avez pas de couteau à peindre , ce qui serait logique puisqu’il ne sert quasiment pas à l’aquarelle, vous pouvez utiliser une carte plastique, un pic à brochette, voire le bout de certains pinceaux ( certains se terminent en biseaux)

 

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